🐎 Inspecter Les Buissons Sur Le Mur De Pierre

Lejuge vĂ©rifie notamment la prĂ©sence d'ouvrages destinĂ©s Ă  parer ou Ă  prĂ©venir les chutes de pierre, tels que mur de soutĂšnement, grilles ou filets, ainsi que la signalisation (CE, 1er dĂ©cembre 1982, M. Lebihan). Toutefois, le coĂ»t Ă©levĂ© et la difficultĂ© technique de l'Ă©dification de ces ouvrages peuvent exonĂ©rer la collectivitĂ© territoriale de l'obligation de mettre en place Fleursroses et feuilles vertes sur un buisson sur un mur de tableaux de myloview. La meilleure des qualitĂ©s images, , papiers peints, posters, stickers. Vous voulez dĂ©corer votre maison? Seulement avec myloview Achetertrop de peinture est mieux que ne pas acheter assez pour finir le travail. Si vous manquez de peinture, les chances. Billbloom.com. Accueil ; Comment calculer le montant de la peinture pour un pied carrĂ© . January 30 . Avant de commencer la peinture, il est nĂ©cessaire de calculer la quantitĂ© de peinture dont vous avez besoin pour votre projet. Acheter trop de peinture est PrĂ©parezles tasseaux (commencez par 3 ou 4 tasseaux) : alternez des zones de colle et de ruban adhĂ©sif double face (sur 15-20 cm) du cĂŽtĂ© qui doit ĂȘtre fixĂ© au mur. Le ruban adhĂ©sif double face permet une adhĂ©rence immĂ©diate au mur, sans que vous ayez Ă  tenir les bandes pendant que la colle durcit. PrĂ©parez le reste des bandes au CHAPITRE4 : Celui qui sait ne parle pas. Entre les murs du refuge (image1), ramassez une des bĂ»ches dans la caisse de droite puis empruntez la burette d'huile sur le haut de la cheminĂ©e. Prenez le couteau qui dĂ©passe discrĂštement du tiroir du buffet, puis discutez avec le pauvre Joshua (si si, il le faut). En sortant du refuge, il vous Lecycle de vie des parasites recommence alors. Emplacements adaptĂ©s : L’opĂ©ration doit ĂȘtre renouvelĂ©e aprĂšs environ 6 mois; pour cela, utilisez la moitiĂ© des tubes sous emballage que vous avez conservĂ©s. ‱ Buissons ‱ Broussailles ‱ Abris de jardin ‱ Dans les haies ‱ Sur les murs en pierre et le long des clĂŽtures de jardin NOTE Tout au long du cheminement du chapitre 1 de Layton et le Masque des Miracles, cliquez sur le mot en bleu "Ă©nigme n°x" pour accĂ©der directement Ă  sa solution. AprĂšs les Ă©vĂšnement du prologue, voiçi le chapitre 1 de la soluce Professeur Layton et Masque des Miracles.Entre les cinĂ©matiques, vous dĂ©bloquez un mystĂšre "La PĂ©trification MystĂ©rieuse" (image1). Parcoureznotre sĂ©lection de buisson sur le mur : vous y trouverez les meilleures piĂšces uniques ou personnalisĂ©es de nos boutiques. Sticker- titre: Le mur en ruine dun ancien chĂąteau dans les buissons verts - livraison express, la technologie de pointe! -45% PROMOTION Pendant encore: Blog TĂ©lĂ©chargezdĂšs aujourd'hui la photo Hortensia Blanc Et Buissons Verts Le Mur De Pierre Naturelle. Trouvez d'autres images libres de droits dans la collection d'iStock, qui contient des photos de Arbre en fleurs facilement tĂ©lĂ©chargeables. TĂ©lĂ©chargercette image : Mur de pierre avec la passerelle sur une colline couverte par les rochers et les buissons secs au chĂąteau de Monsanto. Un mignon et curieux village historique du Portugal. - T7WP84 depuis la bibliothĂšque d’Alamy parmi des millions de photos, illustrations et vecteurs en haute rĂ©solution. Lacloture d'1m de haut est scellĂ©e dans un muret en pierre. Cette cloture sĂ©pare le jardin de la rue ! Actuellement : - le muret : grosses pierres scellĂ© au bĂ©ton/ciment. - le grillage : souple avec voile d'occultation en feutrine (Ă©norme prise au vent) - poteaux : en "T" scellĂ©s sur 15cm de profondeur dans le muret. Ilfaut les brosser avec une brosse Ă  chiendent, moins raide. Le marron disparait mais les racines rĂ©apparaissent, moins Ă©paisses. En fait mon crĂ©pi a Ă©tĂ© repeint, et une fine pellicule de blanc vient couvrir les racines quand je frotte. Au bout de 4 Ă  5 fois, tout est parti, j'attends que ça sĂšche. Ladistance entre les fosses ou entre les pommes de terre dans le sillon doit ĂȘtre d'environ 0,35 m, tandis que l'espacement des rangs doit ĂȘtre d'au moins 0,7 m, en consĂ©quence, le jardinier aura suffisamment de terrain pour faire des talus dans les buissons. Sur un sol lourd, la plantation est effectuĂ©e Ă  l'aide d'un cultivateur, ils lereste sous les arbres et les buissons si vous en avez. Un exemple de rĂ©partition des transects dans un jardin est prĂ©sentĂ© dans la Figure 2. Figure 2. SchĂ©ma reprĂ©sentatif de la rĂ©partition des transects dans un jardin. Quatre transects doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s sur les bords du jardin et 8 transe ts Ă  l’intĂ©rieur sous des ar res et LoiS. Ogrement dangereux 45 Date de sortie 7 mai 2003 MAJ inconnu Nom anglais Watchtower AbonnĂ© Oui Voix Non DifficultĂ© IntermĂ©diaire SĂ©ries de quĂȘtes Aucune Ère 5e DĂ©veloppeurs DĂ©veloppeurs principaux Ian T Original et Anthony W nouvelle Graphiques Concept Inconnu Ă©diter Assurance qualitĂ© Coeur Inconnu Ă©diter Audio Composition Inconnu Ă©diter [voir] ‱ [discussion] Ces derniers temps, les mages de la tour de guet de Yanille sont de plus en plus nombreux Ă  avoir vu des ogres. Puisez dans vos compĂ©tences pour aider les mages Ă  rĂ©cupĂ©rer leurs cristaux d'Ă©nergie et Ă  endiguer la propagation de ces hordes d'ogres ! DĂ©roulement Point de dĂ©part Allez parler au magicien situĂ© en haut de la tour de guet de YanillePrĂ©requis d'abonnement AbonnĂ©s seulementDifficultĂ© officielle IntermĂ©diaireLongueurLonguePrĂ©requis 14 Herboristerie 14 Magie 15 Larcin 25 AgilitĂ© 40 Exploitation miniĂšreObjets requisLes objets de la Ceinture porte-outils ne sont pas listĂ©s Ă  moins qu'ils ne fonctionnent pas ou ne sont pas automatiquement ajoutĂ©s. 20 piĂšces d'or 1 lingot d'or; 1 bougie allumĂ©e; 1 rune de mort; 1 os de dragon; 1 os de chauve-souris; 2 cordes; 1 fiole d'eau; 1 Guame lavĂ©;Ennemis Ă  tuer Gorad Niveau {{safesubstshowGorad?niveau}} SĂ©curitĂ© cristalline Le magicien de la tour de guet vous mentionnera qu'il fait de son mieux pour veiller Ă  la sĂ©curitĂ© de la ville de Yanille, mais qu'il ne peut assurer une protection adĂ©quate car la tour de guet ne fonctionne pas. Il rajoute que la Tour de guet opĂšre grĂące Ă  une magie qui a pour effet de tenir les ogres Ă  une distance raisonnable de la ville. Malheureusement, le magicien vous explique qu'il ne sait plus exactement de quel sort il s'agit. Il complĂšte en vous mentionnant que le sort Ă©tait contenu dans quatre cristaux qui protĂ©geaient la tour contre les hordes de Feldip, mais ceux-ci ont Ă©tĂ© dĂ©robĂ©s. Indices Acceptez de l'aider, puis il vous demandera d'examiner les alentours Ă  la recherche d'indices. Il stipule que vous devriez inspecter les buissons. D'aprĂšs lui, c'est un bon dĂ©part dans vos recherches. Il mentionnera Ă©galement aux gardes de la tour de vous laisser passer comme ça vous n'aurez plus besoin de passer par le treillis pour entrer et sortir. Tel que demandĂ© par le magicien, sortez de la tour et dirigez-vous aux buissons situĂ©s au nord-ouest de cette derniĂšre. Fouillez-les, vous trouverez des ongles, un cache-Ɠil usĂ©, une vieille tunique, une dague endommagĂ©e et une armure insolite. Retournez voir le magicien de la tour de guet pour lui faire part de vos dĂ©couvertes. Le sorcier examinera vos indices, mais plus particuliĂšrement les ongles. Il mentionne que ceux-ci appartiennent Ă  un skavid. Un skavid est une race d'ogres infĂ©rieures. Ce sont des crĂ©atures grises ayant une allure dĂ©primĂ©e. Ils habitent dans des grottes dans les collines de Feldip. Actuellement, il serait inutile d'entrer dans les grottes Ă  la recherche des cristaux car on s'y perdrait en raison la profondeur et de la noirceur. Vous aurez besoin de trouver un moyen pour pouvoir vous orienter dans ces grottes mystĂ©rieuses. Votre tĂąche consiste donc Ă  prendre votre courage Ă  deux mains et Ă  pĂ©nĂ©trer dans Gu'Tanoth, la citĂ© des ogres, puis de trouver une façon de vous situer dans les profondeurs des grottes. Og Discussion avec Og. Avant de commencer, vous devriez vous renseigner dans le village d'ogre voisin. Allez rejoindre Og, un ogre situĂ© au nord-ouest de Yanille. Parlez-lui, puis mentionnez que vous voulez entrer dans la ville des ogres. Il allĂšgue que vous n'avez pas votre place dans la ville, mais contre un service, Og sera en mesure de vous aider. Le service consiste Ă  reprendre l'or que Toban, le chef des ogres, lui a volĂ©. Il vous remet une clĂ© et ajoute que dans l'Ă©ventualitĂ© oĂč vous lui ramenez l'or qui a Ă©tĂ© dĂ©robĂ©, il envisagera de vous aider. La tribu de Toban est situĂ©e au sud-est. Avant d'aller voir Toban, il sera impĂ©ratif de parler Ă  Grew qui Ă  son tour vous demandera de lui rendre un service. Dirigez-vous lĂ©gĂšrement au sud oĂč vous y verrez une Ăźle remplie d'ogres. À l'ouest de l'Ăźle se trouve un arbre avec une branche qui dĂ©passe. Utilisez votre corde sur la branche, puis vous vous retrouverez sur l'Ăźle en question. Grew Endroit pour sauter sur l'Ăźle. Tunnel pour entrer dans Gu'Tanoth Combat contre Gorad Une fois rendu sur place, parlez Ă  l'ogre nommĂ© Grew. Il mentionne que vous avez une allure trĂšs appĂ©tissante et que vous ĂȘtes sĂ»rement miam-miam dans une assiette. Vous le ramenez rapidement Ă  l'ordre en lui disant que vous avez besoin d'entrer dans la ville des ogres. Il vous aidera Ă  condition que vous arrachiez l'une des dents de son ennemie Gorad, qui se situe au sud-est de cette Ăźle. Sur la mĂȘme Ăźle, vous trouverez des jambroises. Ramassez-en une, vous en aurez besoin plus tard. Gorad et Toban Avant de continuer, prĂ©parez-vous au combat et apportez de la nourriture ! La prochaine Ă©tape de la quĂȘte consiste Ă  tuer Gorad et de parler avec Toban. Pour vous rendre Ă  eux, vous devrez passer par un tunnel se trouvant au sud-ouest de Gu’Tanoth. Entrez dans la caverne et celle-ci vous redirigera vers une Ăźle remplie d'ogres. Elle est situĂ©e Ă  l'est de Gu'Tanoth. Sur cette Ăźle se trouvent Toban et Gorad. Tuez Gorad un ogre niveau 53 possĂšde 7600 points de vie pour obtenir une dent. Parlez ensuite Ă  Toban, dites-lui que vous voulez entrer dans la ville des ogres. Il rĂ©pliquera que vous n'enterez jamais lĂ -bas. Offrez-lui de l'aider et il vous demandera de lui apporter un os de dragon. Utilisez l'os de dragon sur Toban qui vous remerciera et vous remettra un morceau de statue Relique 3. Ouvrez le coffre derriĂšre le muret grĂące Ă  la clĂ© de Toban pour obtenir l’or de ce dernier. Retour des objets demandĂ©s Retournez voir Grew sur l’üle utilisez votre seconde corde et parlez-lui. Il vous donnera un deuxiĂšme morceau de relique et une vieille pierre kibrille » un cristal jaune. Retournez voir Og pour lui remettre le vieux lingot d'or. Vous obtiendrez une "relique 1". Une fois complĂ©tĂ©, retournez voir le magicien de la tour de guet et parlez-lui. Il reconstituera, grĂące aux reliques, une statue reprĂ©sentant un antique guerrier ogre. GrĂące Ă  cette relique d'ogre, vous pouvez dĂ©sormais entrer dans la ville des ogres, au sud de Yanille. Gu'Tanoth Discussion avec les gardes Comptoir de gĂąteaux de pierre Pont abĂźmĂ© Allez Ă  l’entrĂ©e du camp des ogres et prenez le chemin Ă  l'est, puis parlez Ă  l'un des deux gardes ogres pour passer la porte. Ayant reconnu la statue de Dalgroth, les gardes ogres vous laisseront passer. À la 1Ăšre fourche, prenez le chemin ouest. Vous y verrez un comptoir avec des gĂąteaux situĂ© directement au sud. DĂ©pouillez le comptoir pour acquĂ©rir un gĂąteau de pierre. Revenez sur vos pas et traversez le pont jusqu’aux remparts oĂč deux ogres ne voudront pas vous laisser passer, Ă  condition que vous apportiez une surprise » du marchĂ©. Utilisez le gĂąteau de pierre sur un des gardes, puis ceux-ci vous laisseront continuer votre chemin. Continuez le chemin jusqu’à ce que vous arriviez Ă  un pont abĂźmĂ©. Vous devrez sauter par-dessus le trou » mais l’un des ogres vous demandera 20 piĂšces d’or pour continuer. Donnez-lui et vous vous retrouvez de l’autre cĂŽtĂ©. Continuez le chemin jusqu’à ce que vous arriviez Ă  un pont abimĂ©. Vous devrez sauter par-dessus le trou » mais l’un des ogres vous demandera 20 piĂšces d’or pour continuer. Donnez-lui et vous vous retrouvez de l’autre cĂŽtĂ©. Parlez Ă  l'un des trois gardes. Dites-lui que vous cherchez un passage menant aux grottes des skavids. Avant de vous aider, il vous ordonne de rĂ©soudre une Ă©nigme. L'Ă©nigme est la suivante Mon premier est en jous,mais pas en annĂ©es. Mon deuxiĂšme est en per, mais pas en plaie. Mon troisiĂšme est en ous, mais pas en lui. Mon quatriĂšme est en suurs mais pas en habit. Mon cinquiĂšme tient de ieu comme du Diable Mon sixiĂšme possĂšde autant de chais que de table. Mon septiĂšme est un ur mais pas en tour. Mon huitiĂšme Ă  de l'hnneur, mais pas de haine. Mon neuviĂšme est Ă  la fois en tois et en quatre. Mon dernier se trouve en out, mais pas en dessous. Mon tout est un objet aux pouvoirs magiques si grand, qu'il sĂšme la terreur et destruction Ă  tout vent. Et rĂ©soudre cette Ă©nigme te prendra t-il longtemps. Cartes de la grotte aux skavids La rĂ©ponse Ă  cette Ă©nigme est rune de mort. Utilisez la rune de mort de votre inventaire sur l’un des gardes de la citĂ© et vous obtiendrez une carte. Cette carte indique tous les passages menant aux grottes des skavids. AprĂšs avoir servi en AFN dans les unitĂ©s de combat, j'ai terminĂ© une carriĂšre militaire que j'ai voulu courte, comme officier supĂ©rieur adjoint au gĂ©nĂ©ral commandant l'École et la place de Chalon-sur-SaĂŽne. LĂ©gion d'honneur, mĂ©rite national, deux citations, ma valeur militaire, je l'ai prouvĂ©e sur le terrain du combattant. AprĂšs 477 articles publiĂ©s sur Agoravox et avec le soutien de quelques uns de ses membres, Ă  88 ans, j'accepte trĂšs mal le mĂ©pris dont font preuve Ă  notre Ă©gard les "professeurs et professionels" au sujet de Bibracte et de Gergovie dont nous mettons en doute les localisations officielles, incapables qu'ils sont de comprendre une logique militaire, incapables qu'ils sont de retraduire correctement les textes anciens, tout en profitant du soutien d'un pouvoir politique aveugle et inculte. L'Augustodunum dont parle le chroniqueur-Ă©vĂȘque GrĂ©goire de Tours, au VI Ăšme siĂ©cle, n'est pas Clermont-Ferrand, ni un sanctuaire, ni un temple inconnu qui aurait Ă©tĂ© dĂ©truit, mais la forteresse du Crest, Ă  16 km plus au sud de la ville auvergnate. Augustodunum, c'est Gergovie. Voici le dessin qu'en a fait le hĂ©rault d'armes Guillaume Revel dans son armorial du XVĂšme siĂšcle. Voici ma traduction du texte latin de GrĂ©goire de Tours † 594 La construction factum et les contreforts firmamentum Ă©taient d’un ouvrage remarquable, il s’agit de l’ensemble de la forteresse et non pas le temple et sa voĂ»te Ă©taient d’un ouvrage remarquable. Il y avait une muraille double, l’intĂ©rieur Ă©tait en petit appareil, l’extĂ©rieur en grosses pierres carrĂ©es et taillĂ©es. Cette muraille avait une Ă©paisseur de trente pieds dix mĂštres, il s’agit du mur de l’oppidum et non pas de celui d'un temple. Du cĂŽtĂ© intĂ©rieur, elle Ă©tait dĂ©corĂ©e de statues en marbre et d’étonnantes mosaĂŻques. Quant au temple aedes, son sol Ă©tait pavĂ© de pierres polies et non de marbre et au-dessus, le toit Ă©tait garni de plomb le temple correspond Ă  l'Ă©glise actuelle, hors dessin, Ă  droite. Chrorus arrivant chez les Arvernes, incendia, ruina et bouleversa ce sanctuaire delubrum, il s’agit de la ville du Crest que les Gaulois avaient consacrĂ© Ă  Vasso. GrĂ©goire de Tours, Histoire des Francs. Voici les niches abritant les statues. Voici le temple de Gergovie au toit couvert de plomb et pavĂ© de pierres polies Le clocher est probablement postĂ©rieur. Voici probablement le palais de VercingĂ©torix. Voici mon interprĂ©tation d'un chapiteau de l'Ă©glise de Mozac qui Ă©voque le long pĂ©riple maritime des essĂ©niens cananĂ©ens venus s'exiler au Crest, vĂ©ritable Gergovie. Jonas avait Ă©tĂ© jetĂ© Ă  la mer par ses compagnons pour calmer la fureur des flots. Trois jours aprĂšs, la baleine le recracha sur la terre ferme, symbole de la rĂ©surrection. À gauche, la porte d'entrĂ©e correspond Ă  celle que du dessin de Revel ; Ă  droite, la haute tour est celle qu'il a dessinĂ© au bord droit. Il s'agit de la salle des bains froids dont parle SidoĂźne Apollinaire. La place de la Tourmagne en a conservĂ© le souvenir. Voici ma traduction de la lettre que SidoĂŻne Apollinaire a adressĂ©e Ă  son cher Domitius, au VĂšme siĂšcle, tome II, livre II, lettre II. Au couchant, la montagne, bien que de terre, est cependant abrupte. Elle s'est vidĂ©e en quelque sorte de sa substance, en rĂ©pandant Ă  ses pieds, comme par un enfantement gĂ©mellaire, ses deux versants, lesquels ne sont sĂ©parĂ©s l'un de l'autre Ă  leur naissance que par une longueur d'environ quatre arpents. Les flancs de chaque versant suivent la ligne de faĂźte centrale, jusqu'au moment oĂč se prĂ©sente une place qui se prĂȘte Ă  l'entrĂ©e d'une rĂ©sidence, aux abords de la ville. L'enceinte extĂ©rieure de la ville regarde le nord et le sud. Voici les murailles de Gergovie aux grosses pierres assemblĂ©es et ses contreforts, cĂŽtĂ© extĂ©rieur. Voici ma traduction et mon interprĂ©tation du texte de CĂ©sar. DBG VII, 36-52 CĂ©sar venait du Nord. Il descendait plein sud. Il avait dĂ©passĂ© Merdogne et, depuis le grand camp qui s'installait, il avait le regard tournĂ© vers Le Crest. Depuis ce camp, CĂ©sar voit la ville urbs "posĂ©e" sur un mont "trĂ©s haut", difficile d'accĂšs. Il s'agit de la ville du Crest toujours existante dont on voit ici la derniĂšre tour. ... Etant venu aux petits camps de La Roche-Blanche pour inspecter les travaux, CĂ©sar remarque que le versant occupĂ© par les Gaulois est "nu” d'hommes alors que les jours prĂ©cĂ©dents, on ne pouvait qu'Ă  peine en voir le sol tant il y avait foule... le dos de cette crĂȘte est presque plat, mais boisĂ© et Ă©troit Ă  l'endroit oĂč l'on a accĂšs Ă  l'autre bout de l'oppidum. Les Gaulois craignaient beaucoup pour ce point, car ils se rendaient compte que si les Romains, aprĂšs avoir occupĂ© un versant, de la Roche-Blanche leur prenaient l'autre versant de l'autre cĂŽtĂ©, ils se trouveraient presque encerclĂ©s et ils n'auraient plus de chemin libre, ni pour sortir, ni pour fourrager. VercingĂ©torix les avait tous rappelĂ©s pour fortifier cet endroit... ...Fabius, centurion de la VIIIĂšme lĂ©gion, avait dit Ă  ses hommes ce jour-lĂ  — le fait est Ă©tabli — que les rĂ©compenses accordĂ©es Ă  Avaricum stimulaient son ardeur et qu'il avait dĂ©cidĂ© d'escalader le mur avant quiconque. EntraĂźnant avec lui trois manipules - un manipule = deux centuries, soit 600 hommes - il se fait soulever par eux et franchit le mur de la ville, cĂŽtĂ© ouest. Puis, il les fait passer, les uns aprĂšs les autres... ... Le corps Ă  corps est d'une ĂąpretĂ© exceptionnelle. Les Gaulois ont l'avantage de la position et du nombre. Les Romains placent leur espoir dans leur valeur militaire... Fabius et ceux qui ont escaladĂ© le mur de la ville en mĂȘme temps que lui sont encerclĂ©s, puis massacrĂ©s et jetĂ©s au pied du rempart du mur de la ville... ...Pendant ce temps-lĂ , les Gaulois qui s'Ă©taient regroupĂ©s Ă  l'autre bout de l'oppidum Ă  l'autre bout du plateau de La Serre pour y travailler aux retranchements, comme nous l'avons expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, entendent tout d'abord la clameur. InformĂ©s ensuite par ceux qui, nombreux, viennent leur annoncer que l'oppidum est tombĂ© aux mains des Romains, ils se prĂ©cipitent en masse et au pas de course vers l'oppidum, en se faisant prĂ©cĂ©der de leurs cavaliers. Au fur et Ă  mesure qu'ils arrivent, ils se placent au pied des murs et viennent grossir toujours davantage le nombre des combattants. Lorsqu'ils furent une multitude, les mĂšres de famille qui, un instant plus tĂŽt, tendaient les mains vers les Romains du haut des murs, se tournent vers les leurs en les adjurant et en leur montrant leurs cheveux dĂ©faits suivant la coutume gauloise. Puis, Ă  bout de bras, elles elles lĂ©vent leurs enfants vers eux. La position et le nombre jouent contre les Romains. La lutte est trop inĂ©gale. EpuisĂ©s par la course et par le prolongement du combat, les Romains rĂ©sistent difficilement face Ă  des troupes fraĂźches et intactes... Le corps Ă  corps est d'une ĂąpretĂ© exceptionnelle. Les Gaulois ont l'avantage de la position et du nombre. Les Romains placent leur espoir dans leur valeur militaire... M. Petronius, centurion de la mĂȘme lĂ©gion, s'efforçait d'enfoncer les portes de l'oppidum. AccablĂ© sous le nombre, couvert de blessures et se voyant perdu, il s'Ă©crie Ă  l'adresse des soldats de son manipule qui le suivaient Puisqu'il ne m'est pas possible de me sauver avec vous, laissez-moi au moins assurer le salut de vos vies que mon amour de la gloire a mises en pĂ©ril. » Ayant prononcĂ© ces mots, il se prĂ©cipite au milieu des Gaulois. Il ouvre un passage dans l'encerclement en tuant les Gaulois deux par deux duobus. Il les fait reculer de la porte. Comme ses hommes viennent Ă  son secours, il leur dit Vous voulez me sauver la vie. Votre tentative est vaine, j'ai perdu trop de sang et mes forces m'abandonnent. Partez d'ici, il est encore temps, rejoignez la lĂ©gion ! » Puis, les armes Ă  la main, il tombe au champ d'honneur en sauvant la vie des siens. Voici un dessin de 1460 reprĂ©sentant encore Gergovie dans sa gloire passĂ©e. Voici mon interprĂ©tation du cadastre et de la mĂ©daille commĂ©mortive de la prise de Gergovie par les quatre empereurs et cĂ©sars de la tĂ©trarchie. Voici la porte de Gergovie en 1973 et 1982 Voici le temple de PosĂ©idon ? ET VOICI LA GERGOVIE OFFICIELLE SUR LE PLATEAU DÉSERT DE MERDOGNE. Emile Mourey, le 5 dĂ©cembre 2020 Un homme inspecte le site archĂ©ologique de la citĂ© antique de Qalatga Darband, le 1er octobre 2017 Ă  Ranya, au Kurdistan irakien / AFP Il zigzague entre les buissons secs, puis s'arrĂȘte au bord d'un trou. Deux mĂštres plus bas, des murs de briques de calcaire dĂ©limitent ce qui pourrait ĂȘtre un temple deux fois millĂ©naire."C'est dans cette piĂšce que nous avons retrouvĂ© une statue d'Alexandre" le Grand, s'exclame IsmaĂ«l Nuraddini, 62 ans, en dĂ©signant le sol d'un geste de la trouvaille est extraordinaire, mais le site, oĂč se faisait entendre il y a une semaine encore le bruit des pelles et des pioches, est aujourd'hui habitĂ© par le silence des la suite du rĂ©fĂ©rendum d'indĂ©pendance tenu au Kurdistan le 25 septembre, le gouvernement central de Bagdad a suspendu les vols internationaux vers et depuis la rĂ©gion peur de se retrouver coincĂ©s, beaucoup d'archĂ©ologues Ă©trangers ont subitement quittĂ© le pays."C'est la premiĂšre fois que des chercheurs Ă©trangers doivent partir. MĂȘme Ă  l'approche de Daech acronyme arabe du groupe Etat islamique, ils Ă©taient restĂ©s!" s'exclame Rzgar Qader Boskiny, Ă©tudiant en archĂ©ologie de 21 ans et membre d'une Ă©quipe de fouille sur un site site archĂ©ologique de la citĂ© antique de Qalatga Darband, le 1er octobre 2017 Ă  Ranya, au Kurdistan irakien / AFP Cet imprĂ©vu politique est arrivĂ© au moment oĂč les Ă©quipes commençaient Ă  peine Ă  percer les secrets de cette rĂ©gion montagneuse frontaliĂšre de l' attendant leur retour, IsmaĂ«l Nuraddini, moustache cendrĂ©e et chemise bleue nuit, est chargĂ© de garder les sites de sa ville natale, Ranya, dans la rĂ©gion kurde irakienne, oĂč une quinzaine d'archĂ©ologues s'activaient encore il y a c'est lui qui en 2013 a dĂ©couvert le site de Qalatga Darband, une citĂ© antique de 60 hectares qui aurait pu ĂȘtre fondĂ©e il y a ans par le grand MĂ©sopotamie, Perse, GrĂšce antique -IsmaĂ«l Nuraddini garde les sites archĂ©ologiques de sa ville natale, Ranya, le 1er octobre 2017 au Kurdistan irakien / AFP "Au printemps, deux sculptures ont Ă©tĂ© trouvĂ©es. Un homme et une femme. L'une ressemble Ă  Aphrodite, la dĂ©esse de la beautĂ©. L'autre pourrait ĂȘtre Alexandre le Grand," explique M. trouvaille qui le rend songeur, mĂȘme si l'on soupçonnait dĂ©jĂ  la prĂ©sence du conquĂ©rant en siĂšcles av. ce qui est aujourd'hui la ville irakienne de Zakho, Ă  la frontiĂšre avec la Turquie, aurait Ă©tĂ© le terrain d'un des plus importantes batailles de l'AntiquitĂ© entre l'armĂ©e du royaume de MacĂ©doine et celle de Darius III, qui avait Ă©tĂ© faudra encore plusieurs annĂ©es au British Museum, en charge des fouilles, pour confirmer, ou infirmer, la paternitĂ© d'Alexandre sur cette citĂ© d'Asie le site, placĂ© sur une terrasse naturelle donnant sur un lac, est dĂ©jĂ , quoi qu'il arrive, une dĂ©couverte "exceptionnelle", selon les archĂ©ologues qui y ont travaillĂ©."Il s'agit d'une ville stratĂ©gique, peut-ĂȘtre mĂȘme une capitale provinciale, qui contrĂŽlait les routes reliant diffĂ©rents mondes la MĂ©sopotamie, la Perse et la GrĂšce antique", explique Jessica Giraud, directrice de la mission archĂ©ologique française dans la par IsmaĂ«l Nuraddini en 2013, la chercheuse va rapidement se rendre compte de l'importance du site, dont les murs d'enceinte filent de la rive jusqu’à la montagne avoisinante, au-dessus de laquelle d'autres vestiges ont Ă©galement Ă©tĂ© Images de la CIA -Des travaux de prospections grandement facilitĂ©s par des images prises par des satellites espions de la CIA, qui, en pleine guerre froide, scrutait cette zone image de Qalatga Darband prise en fĂ©vrier 1967 par la CIA, et obtenue par l'AFP, montre les traces de murs d'enceinte, des anciennes routes, ainsi que ce qui a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© comme Ă©tant un fort et un images classifiĂ©es qui, depuis qu'elles sont entrĂ©es dans le domaine publique, sont devenues un outil privilĂ©giĂ© des archĂ©ologues."Maintenant, on utilise ces images pour toutes nos missions. Grace Ă  elles, on a multipliĂ© par cinq la vitesse de nos travaux de prospection, et par six la dĂ©couverte de sites archĂ©ologiques", s'enthousiasme Jessica mission de cartographie menĂ©e conjointement par la France et l'Irak a ainsi pu dĂ©nombrer 354 sites archĂ©ologiques uniquement dans la rĂ©gion de Ranya, Peshdar et densitĂ© de peuplement qui s'explique par au moins quatre raisons, selon Barzan Baiz Ismael, directeur du service des AntiquitĂ©s."D'abord, il y a de nombreuses caves que les premiers hommes pouvaient utiliser comme abris. Un autre facteur est la fertilitĂ© des terres, ainsi que la prĂ©sence d'eau, source de la vie. Et puis surtout, c'Ă©tait la frontiĂšre entre Est et Ouest", mission du British Museum, entamĂ©e Ă  l'automne 2016, devrait s'achever en 2020, et, peut-ĂȘtre, apporter des rĂ©ponses sur l'histoire de ce carrefour des civilisations. Mais, pour l'heure, sur le site de Qalatga Darband, Ismael Nuraddini et Rzgar Qader Boskiny sont seuls avec des pelles abandonnĂ©es et un pĂȘcheur qui boit le thĂ© Ă  l'ombre de son pick-up."Si cette suspension des vols internationaux dure, j'ai peur cela affecte nĂ©gativement notre travail", s"inquiĂšte Rzgar."Quand les Ă©quipes reviendront, l'Ăąge d'or de l'archĂ©ologie pourra recommencer," ajoute-t-il avec un sourire. PrĂšs de 80 enfants attendent en rang, au garde-Ă -vous. AussitĂŽt nommĂ©s, ils s’avancent, ramassent quelques grains de sel entre le pouce et l’index et les jettent dans le feu, oĂč ils s’embrasent. Par ce geste, vous contribuez Ă  alimenter la flamme nationaliste », dĂ©clare le chef du camp, Burek, un homme dans la vingtaine au crĂąne rasĂ© et Ă  la barbe naissante. Il accueille les jeunes en les agrippant solidement par le bras au lieu de la main. Azov est une unitĂ© de combat ukrainienne composĂ©e de nationalistes radicaux qui se sont portĂ©s volontaires pour lutter contre les rebelles prorusses dans l’est du pays. Depuis trois Ă©tĂ©s, Azov organise des camps pour enfants comme celui-ci aux abords d’un affluent du Dniestr, Ă  deux pas de Kiev, la capitale. En l’espace de 12 jours, on souhaite faire de jeunes ĂągĂ©s de 7 Ă  15 ans d’ardents patriotes. La cĂ©rĂ©monie a pour but d’inaugurer les nouveaux quartiers des azovets, l’aile jeunesse du groupe. Le campement clĂŽturĂ© comprend salle Ă  manger, dortoirs, mur d’escalade et petite plage. GrĂące au financement pour l’éducation patriotique du gouvernement, les nationalistes ont mis la main sur le terrain sans dĂ©bourser un sou. Azov Ă©tablit ses camps dans plusieurs villes, le plus important Ă©tant celui de Kiev. Il s’agit bien d’un camp militaire. DĂšs le premier jour, on sort les kalachnikovs. Tarakan, une jeune KiĂ©vienne de 15 ans Ă  la silhouette mince et aux longs cheveux droits, met seulement 25 secondes Ă  inspecter son fusil. On ĂŽte le magasin et le levier d’armement pour libĂ©rer le cylindre Ă  gaz. AprĂšs, on remet tout ensemble. Attention ne jamais pointer l’arme sur quelqu’un. À moins d’ĂȘtre certain de vouloir tirer. » Photo Alex Masi ///// Azov a Ă©tĂ© créé Ă  la suite de l’annexion de la CrimĂ©e par la Russie, en mars 2014. À l’époque, les troupes ukrainiennes avaient Ă©tĂ© incapables de freiner l’avancĂ©e des milices, armĂ©es et entraĂźnĂ©es par les Russes, qui s’emparaient des villes dans l’Est. Des patriotes volontaires s’étaient alors rĂ©unis en bataillons, financĂ©s en partie par de riches hommes d’affaires. À l’étĂ© 2014, les combattants d’Azov libĂ©raient Marioupol et, six mois plus tard, dĂ©fendaient cette importante ville portuaire dans la bataille de Shyrokyne, un village non loin, situĂ© sur les cĂŽtes de la mer d’Azov, d’oĂč le rĂ©giment tire son nom. Maintenant que la guerre dans l’Est connaĂźt un certain rĂ©pit, Azov travaille Ă  la promotion du nationalisme partout au pays. Les enfants arborent l’uniforme militaire lors de l’assemblĂ©e matinale. Au commandement de leur instructeur Burek, ils enlĂšvent leur casquette. On demande Ă  Tarakan de s’avancer. Les jeunes serrent le poing contre leur poitrine et rĂ©pĂštent aprĂšs elle Ukraine, sainte mĂšre de tous les hĂ©ros, emplis mon cƓur. Que mon Ăąme renaisse grĂące Ă  toi et soit Ă©clairĂ©e par ta gloire. Tu es ma vie et mon bonheur, toi, la sainte des saintes. » On hisse alors le drapeau aux couleurs bleu et jaune de l’Ukraine, ornĂ© de l’image d’un valeureux soldat. Les activitĂ©s au programme dĂ©butent sans tarder un premier groupe suit une leçon d’histoire qui loue les exploits des cosaques et des souverains de Kiev d’il y a 1 000 ans. Un deuxiĂšme groupe s’attaque Ă  un parcours d’obstacles qui exige de franchir des clĂŽtures et de grimper Ă  des Ă©chelles de corde en Ă©quipe. Un troisiĂšme groupe s’entraĂźne au combat et s’initie aux manƓuvres sur le champ de bataille. Les jeunes, plus unis chaque jour, sillonnent le terrain l’un derriĂšre l’autre, braquant leur canon sur des ennemis invisibles dissimulĂ©s dans les buissons. Au tir des piĂšces d’artifice, l’instructeur crie Grenade ! » Les enfants se jettent immĂ©diatement au sol, et les camarades jouant les blessĂ©s sont conduits Ă  l’abri sur des civiĂšres. Pourquoi y a-t-il des camps militaires pour jeunes en Ukraine ? Parce que c’est la guerre. Nous enseignons aux enfants des tactiques militaires et leur parlons de la guerre », explique Gold, 28 ans. À l’instar des jeunes et des autres instructeurs, le chef des azovets rĂ©pond Ă  un nom de guerre et refuse de dĂ©voiler son identitĂ© dans les mĂ©dias. Au moins la moitiĂ© des chefs du camp ont connu le front ; Gold, lui, s’est battu dans l’est de l’Ukraine pendant deux ans. Les enfants voient des images du conflit chaque jour Ă  la tĂ©lĂ©vision, mais ce n’est rien Ă  cĂŽtĂ© du tĂ©moignage de vrais combattants. » Nous apprenons comment se sent et agit un soldat sur le terrain, prĂ©cise Tarakan. Nos instructeurs nous montrent Ă  survivre en forĂȘt ou dans le dĂ©sert. On nous enseigne les premiers soins et les tactiques militaires. Ce sont des connaissances que tout le monde devrait possĂ©der. » Mon pĂšre m’a apportĂ© un dĂ©pliant du camp, raconte Rostislav, 14 ans. J’ai trouvĂ© cela sympa et j’ai demandĂ© Ă  mon meilleur ami en classe de m’accompagner. Pourquoi y a-t-il des camps militaires pour jeunes en Ukraine ? Parce que c’est la guerre. » Plus de la moitiĂ© des enfants ici, y compris Tarakan, sont les filles ou les fils de membres d’Azov. Et ils ne sont visiblement pas de condition modeste ils sont bien habillĂ©s, bien Ă©duquĂ©s et, surtout, curieux. Les parents qui assistent Ă  la cĂ©rĂ©monie d’ouverture sont enchantĂ©s par le camp. Azov est important pour l’Ukraine, dit une mĂšre. Les enfants devraient connaĂźtre les enjeux du conflit et savoir que nous dĂ©fendons la frontiĂšre extĂ©rieure de l’Europe. » Vous ĂȘtes si surpris de voir un camp militaire pour jeunes ? Il ne doit pas y avoir de guerre chez vous », ajoute un grand-pĂšre. Photo Alex Masi ///// L’éducation militaire des enfants et des jeunes adultes n’est pas nouvelle en Ukraine. À l’époque soviĂ©tique, l’amour de la patrie se cultivait de pair avec les rudiments de la guerre dans les camps d’étĂ© des jeunes communistes, appelĂ©s pionniers ». À l’universitĂ©, les adolescents de 17 ans doivent accomplir un service militaire de trois mois qui les initie Ă  diverses tactiques, notamment au maniement de kalachnikovs. De mĂȘme, le mouvement scout est profondĂ©ment enracinĂ© en Ukraine, oĂč la fibre patriotique est beaucoup plus forte que dans ses autres branches en Europe de l’Ouest ; les scouts ont d’ailleurs constituĂ© un rĂ©servoir de recrutement des partisans dans la lutte contre les SoviĂ©tiques. De toute Ă©vidence, Azov prĂŽne un amalgame de nationalisme et de militarisme exacerbĂ©s. La nation » est la pierre d’assise de son idĂ©ologie ; les autres Ă©lĂ©ments sont plus ambigus. Pas question toutefois d’assimiler Azov au nĂ©onazisme, insistent les instructeurs, en rĂ©ponse aux allĂ©gations de nombreux mĂ©dias russes et occidentaux. Je suis un patriote, assure Gold, le chef azovet. Je ne suis ni nazi ni fasciste, je suis partisan de ma nation. » Vous pouvez dire qu’Azov est radical », ajoute-t-il, traduisant du mĂȘme souffle sa dĂ©ception Ă  l’égard du manque d’engagement de ses compatriotes. Seulement 10 % de la population s’est enrĂŽlĂ©e dans l’armĂ©e ou s’est ralliĂ©e volontairement aux efforts de guerre. Les autres se contentent de rĂ©gler leurs problĂšmes quotidiens. Ils ne se soucient pas de l’avenir de leurs enfants. » Beaucoup de gens ne pensent qu’à eux-mĂȘmes, renchĂ©rit Tarakan. Les vrais Ukrainiens sont prĂȘts Ă  se battre pour la libertĂ©. En donnant notre vie, nous redonnons fiertĂ© Ă  l’Ukraine, et les hostilitĂ©s cesseront, comme celles avec la Russie », croit l’adolescente de 15 ans. Photo Alex Masi ///// Pour le gouvernement, cependant, l’organisation est trop radicale. À l’automne 2014, le rĂ©giment, comme l’ensemble des bataillons de volontaires, a Ă©tĂ© placĂ© sous l’autoritĂ© du ministĂšre des Affaires intĂ©rieures. Les dirigeants d’Azov rejettent l’accord de Minsk, entrĂ© en vigueur en fĂ©vrier 2015 dans le but d’attĂ©nuer les tensions dans l’Est ; les nationalistes s’opposent vertement Ă  toute forme de concession de la part de l’Ukraine. Depuis cet Ă©tĂ©-lĂ , les combattants volontaires ne sont plus autorisĂ©s Ă  partir librement au front. MĂ» par son projet de rĂ©forme du pays, Azov a fondĂ© son propre parti politique, le Corps national, en octobre dernier. Son programme nationaliser les services publics, rompre tout lien Ă©conomique avec la Russie et lĂ©galiser le port d’armes par les civils. Les camps pour enfants s’inscrivent dans une lutte sur le second front », selon l’expression de Gold, lorsqu’il est question des activitĂ©s d’Azov en marge de la guerre. L’étĂ© passĂ©, 400 enfants ont pris part aux camps azovets. Pendant l’annĂ©e scolaire, les combattants d’Azov visitent les Ă©coles primaires de Kiev au printemps dernier, quelque 600 jeunes Ă©taient initiĂ©s Ă  l’exercice militaire durant toute une journĂ©e. Si nous inculquons le respect de l’armĂ©e dĂšs l’enfance, notre nation sera plus forte », soutient-il. Photo Alex Masi C’est dans cet esprit qu’est appliquĂ©e la discipline au camp. La punition fait partie des pratiques. Au matin, lors d’une assemblĂ©e, on ordonne Ă  un garçon timide de neuf ans de se placer devant le groupe. L’instructeur Burek explique ce qu’on lui reproche avoir cachĂ© son tĂ©lĂ©phone cellulaire sous son oreiller, malgrĂ© l’interdiction de ces appareils. Devrait-on le punir ? » demande le chef du camp aux jeunes. Non », marmonnent quelques-uns. L’instructeur repose sa question, plus fort. Oui », s’écrie alors la majoritĂ©. Verdict le garçon ne pourra assister aux deux cĂ©rĂ©monies matinales suivantes ni porter son uniforme. Nombre d’enfants n’ont pas appris Ă  se discipliner, ajoute Gold. Quand leurs amis font un mauvais coup, ils les imitent. Bien des jeunes commencent Ă  prendre de la drogue ou Ă  boire trĂšs tĂŽt. Nous voulons Ă©viter cela. » L’an dernier, je suis allĂ© dans un camp qui Ă©tait si ennuyeux que les jeunes se mettaient Ă  fumer, raconte Rostislav. C’est impossible ici. Nos instructeurs sont trĂšs sĂ©vĂšres et nous gardent occupĂ©s toute la journĂ©e. » L’adolescent de 14 ans ne cache toutefois pas sa rĂ©ticence par rapport aux propensions nationalistes du camp. Je n’aime pas faire de priĂšre Ă  la mĂšre patrie. Le nationalisme peut mener au fanatisme, ce qui est dangereux. Si le camp n’était pas aussi nationaliste, ce serait le meilleur au monde. » Photo Alex Masi Gold assure pourtant que le camp n’est pas un prĂ©texte pour former des enfants soldats. Nous ne prĂ©parons pas les jeunes Ă  aller au front, ici. Nous voulons qu’ils sachent ce qu’est la guerre. » AprĂšs le sĂ©jour, je n’ai pas l’intention de prendre une arme et de tirer sur quelqu’un », affirme Tarakan. Le pĂšre de la jeune fille combat dans les rangs d’Azov, sa mĂšre organise mĂȘme des funĂ©railles militaires. Des soldats tombent dans les deux camps. Les Russes aussi sont des humains ; la guerre est une chose horrible, tout le monde en souffre. » Tarakan aimerait plus tard Ă©tudier en Ă©ducation physique et en mathĂ©matiques. Rostislav, lui, rĂȘve d’aller en AmĂ©rique pendant un an pour apprendre l’anglais ; il se voit faire carriĂšre comme traducteur en Ukraine. Beaucoup d’amis plus ĂągĂ©s et de membres de ma famille sont partis en Europe. Ils gagnent durement leur vie lĂ -bas. C’est dommage. Les jeunes de notre gĂ©nĂ©ration devraient rester en Ukraine. » Le sifflet retentit, signal que les enfants doivent se prĂ©cipiter Ă  l’assemblĂ©e du soir. Vous m’avez vu filer ? demande Rostislav avant de partir. Mon ami et moi faisons les meilleurs temps sur le parcours d’obstacles ! » Chaque jour, quand le soleil se couche, on entend le son d’une priĂšre. Consume la lĂąchetĂ© qui plombe mon cƓur, que je ne connaisse plus la peur ni le doute. Fortifie mon esprit. » Le drapeau abaissĂ©, on allume le feu qui prĂ©pare les jeunes Ă  une soirĂ©e de discussion paisible, loin de la guerre qui bouleverse le paysage sociopolitique de toute la nation. Traduction GeneviĂšve BĂ©langer-Leroux

inspecter les buissons sur le mur de pierre